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« Alors que les problèmes du monde deviennent de plus en plus complexes, les solutions demeurent honteusement simples »

Bill Mollison, biologiste Australien et père du concept de la Permaculture, qu’il théorise avec David Holmgren, dans l’ouvrage Permaculture One en 1974.

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Pairs cultive aujourd’hui un système plus simple, qui renoue avec les matières naturelles et nos métiers de tradition.
Cette rubrique plus personnelle parle de cette philosophie, mais cette fois, dans nos vies à la maison. Certains s’interrogeront peut-être si une telle rubrique a sa place ici, mais je ne peux séparer la création de ma vie, la vie de ma santé, la santé de ma création.
Prendre un peu de temps pour créer nos essentiels avec nos mains donne
bien plus de sens et s’avère moins précaire que d’envisager l’argent comme unique ressource pour acheter ou faire toutes choses. Je partage ici une sélection de nos recettes simples, ré-inventées ou empruntées à d’autres, testées depuis des années et qui nous émerveillent encore chaque jour.

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CORPS

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MAISON

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CRUSINE

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Bain de bouche
Baume lèvres
Crème corps
Dentifrice
Déodorant
Masque capillaire
Pain d’argile
Routine matin
Routine soir
Shampoing anti-poux
Shampoing liquide
Shampoing solide
Fabriquer son savon
– – – – – – – – – – –
Réflexologie plantaire

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Bain de bouche
Baume lèvres
Crème corps
Dentifrice
Déodorant
Masque capillaire
Pain d’argile
Routine matin
Routine soir
Shampoing anti-poux
Shampoing liquide
Shampoing solide
Fabriquer son savon
– – – – – – – – – – –
Réflexologie plantaire

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Eau

Pain

Salé

Sucré

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« Parfois les gens travaillent plus qu’il ne faut pour obtenir ce qu’ils désirent, et parfois, ce qu’ils désirent, ils n’en ont pas besoin. »
Masanobu Fukuoka, Agriculteur sauvage, Génie du non-agir.

“The major problems in the world are the result of the difference between how nature works and the way people think.”
Gregory Bateson

S’éloigner des lois du vivant et de notre propre nature, c’est prendre le risque de précipiter un déséquilibre, physique, écologique ou émotionnel, pouvant aller jusqu’à perdre le sens de notre propre existence. Et à y regarder de plus près, beaucoup de mes habitudes quotidiennes surtout les plus « normales » s’éloign(ent)-aient de cette logique. Je suivais alors ce que je « devais » faire, pour ne pas perdre de temps, d’argent, ou même la face et parce que j’avais appris à aimer cette adrénaline, plutôt que d’écouter ce que mon corps ou la saison, m’invitaient à faire.

Je comprends maintenant que c’est ce qui a accéléré une série de maladies, et qui a aboutit au burn out qui m’a éloigné de ma marque pendant plus de 2 ans, entre 2019 et 2021.

Longtemps j’ai pensé que la maladie frappait injustement et qu’elle était le problème à éradiquer. Mais j’ai compris qu’il était vain de passer mon temps à lui demander de se taire quand c’était la qualité de mon terrain qui l’entretenait. Je pensais bien faire, en suivant ce que l’on vend comme de la santé, cependant on ne peut résoudre un problème avec le même le mode de pensée qui l’a engendré.

Peut-être l’individu est-il innocent et le systeme coupable, mais c’est une façon dangereuse d’ôter sa souveraineté.

AUJOURD’HUI IL M’APPARAIT CLAIREMENT QU’UN SYSTEME (une entreprise, un objet ou une agriculture…) EST COMPLEXE QUAND LA QUALITÉ DE LA VIE N’EST PAS LA PRIORITÉ, CAR TOUT CE QUI EST NATUREL EST SIMPLE MAIS N’EST PAS (LE PLUS) RENTABLE.

Je peux dater exactement le jour de mon burn out, car il a été soudain, il y a un avant qui ne reviendra plus, tanpis…tant mieux, peu importe, mais jusqu’à aujourd’hui je suis subjuguée par la force que notre corps déploie pour nous protéger.

Pourtant je n’étais pas menacé, j’adorais mon équipe, j’adorais mon entreprise,  mes voyages, mais je vois que j’avais appris à m’accommoder avec ce qui manque de sens.

À force de m’y accommoder j’avais certainement emprunter un mauvais chemin, je ne voyais pas d’autres façons que de revenir sur mes pas, pour trouver l’embranchement que je n’avais pas vu auparavant. Comme attiré par le vide, je suis revenue à zéro, comme mes finances, mais j’avais du temps, une nouvelle richesse que je découvrais. Mes certitudes effondrées, j’avait un monde à construire, Je ne saurais dire si c’est mon envie d’autonomie qui m’a poussé à vouloir tout comprendre ou l’inverse, mais toutes ces circonstances ont accélérés mon goût pour fabriquer mes essentiels, réparer, échanger, me passer du superflu.

À ce moment là, je suis partie apprendre pour la première fois les bases : la respiration, l’alimentation, comment la manger, la cultiver, construire des ruches et des maisons en terre et paille pour le confort de se passer d’énergies inutiles . En me tournant vers une alimentation « normale », rustique, non inflammatoire, j’ai éteint une maladie auto-immune qui me gâchait la vie, une spondilarthrite ankylosante et des problèmes respiratoires sévères avec lesquels je vivais depuis l’adolescence. Un changement de rythme et de lieu de vie, à également fait disparaitre mes crises d’épilepsie et de terribles hémicranies, qui me faisaient perdre connaissance.

En tant qu’individu seul, on a le pouvoir de faire bouger les choses, aussi petites soient elles, car les plus belles solutions sont les plus simples et qu’elles ne nécessite pas de beaucoup d’argent.
ça c’est de moi.

le même plan de conscience : toujours le « je » d’abord, du profit d’abord, basé sur la peur, elle n’est pas basé sur la bienveillance. la seule solution n’est pas de changer la société mais de se changer soi-même entrer dans cet espace de bienveillance, et interagir avec l’autre et l’autre se sente invité. On aimerait que les lois changent pour que le monde se comporte bien, améliorer notre quotidien, mais les lois amenent de la resistance[/vc_column_text][/vc_column][vc_column width= »1/3″][vc_column_text uncode_shortcode_id= »201517″]

Mais voilà, là était ma 2ème erreur de sapiens, celle de croire que le problème venait uniquement de l’extérieur, du système ou des autres.

Car je ne soupçonnais pas la force à l’intérieur de moi.
Comme je ne soupçonnais pas les croyances et les peurs qui me limitaient.

Dès l’enfance notre monde INTÉRIEUR et la grandeur de l’invisible se réduisent peu à peu pour assurer une place dans un monde où l’image de l’épanouissement doit être EXTÉRIEUR.

À l’âge adulte, on a laissé ce monde extérieur prendre toute la place.
Si bien que notre bonheur, notre confort, notre réussite, nos émotions ou nos journées semblent dépendre des circonstances extérieures.
Et on se rassure à remplir nos maisons, nos plannings et notre icloud.

Mais par définition cet extérieur tant valorisé est hors de notre contrôle, il est vain de vouloir le maîtriser, il est fou ou dommage de s’y soumettre. Tantôt si résistant à s’en fatiguer, tantôt si fragile à tout perdre en une journée.

Considérons-le alors comme neutre, et déplaçons alors notre regard sur ce dont nous avons la pleine souveraineté, ce qui se joue à l’intérieur de nous : nos pensées, immenses, puissantes.

ARRÊTER DE SE DISPERSER AVEC DES SYMBOLES, ET SE RECENTRER, SUR DES VALEURS.

La solution est simple, mais je n’y avais jamais pensé. Il est démontré que ce sont nos pensées qui impactent nos émotions, qui impactent à leur tour nos actions et même nos cellules, donc la qualité de notre santé. Cette théorie illustrée, entre autres, par Brook Castillo, est une pensée ancestrale que l’on retrouve indirectement dans des pratiques comme, la méditation, la pensée positive, la pleine présence, ou même le yoga kundalini, la cohérence cardiaque, (et même selon moi lorsque l’on cultive l’imaginaire, notre créativité ) qui ont changé ma vie.

Ces pratiques aux noms complexe certes, sont ultra simples et peu coûteuses, paradoxalement appelées «alternatives » , elles sont déjà en nous et se sont avérées bien plus efficaces que les traitements lourds que j’accumulais au rythme des maladies.

Nous ne pouvons pas toujours satisfaire ou être satisfait de ce qui se joue à l’extérieur, mais nous pouvons satisfaire ou être satisfait de ce qui se joue à l’intérieur et choisir ensuite, de ré-enchanter notre extérieur.

Nous sommes alors directement à l’écoute de ce qui est bon POUR NOUS et non plus de ce que que l’on nous propose comme le meilleur, le normal ou du pratique.

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NOTRE BIEN-ÊTRE A BESOIN DE CHOSES SIMPLES.

Trouver mon équilibre ne signifiait plus devoir tout contrôler, ou ne jamais être malade, ou en colère mais plutôt être attentive à tout ce que je pouvais faire, pour vivre mieux. Avant je me sentais victime de la maladie et des mauvais jours, aujourd’hui responsable autant que possible de ma santé et de mes humeurs.

Tout cela ne sont que des mots, la réalité est que je suis humaine, en quête d’un équilibre impossible à maintenir, et surement d’un but vain.

PEU IMPORTE, IL FAUT ACCEPTER QU’IL N’Y A RIEN À ATTEINDRE, RIEN À GAGNER.

À l’image de notre homéostasie : ce phénomène qui régule notre corps chaque seconde, pour compenser les déséquilibres extérieurs, émotionnels, ou physiologiques, en eau, en sel…. Sans pour autant pouvoir maintenir de point d’équilibre, nous sommes dans un déséquilibre contrôlé qui nous maintient en vie. Une resilience dont notre raison devrait s’inspirer.

Toutes ces réflexions sont inspirantes sur le moment mais comment les mettre en pratique,  voilà ce qu’il me vient immédiatement à l’esprit lorsque je sors de débats sur l’écologie, sur le developpement personnel ou sur les droits sociaux

Pour ma part, comme que je l’ai partagé, faire converger ma vie, vers des actions plus naturelles, simples et faites avec le coeur ont radicalement changé ma vie, c’est ce que j’échange de façon très pratique ici.

Cela commence tout petit, dans notre vie personnelle à la maison. Simple en technique, trèèèès lente dans la pratique, car il s’agit de déraciner des automatismes là depuis l’enfance. Apprendre à désapprendre demande du temps, de l’indulgence et de l’honnêteté, les ingrédients majeurs du BEAU, que j’avais trop longtemps oublié.

Le plus long est de trouver ces propres solutions, car nous sommes, chacun de nous, un être original. 

Et puis un pas à la fois, prendre soin, autant que possible, de ce que l’on pense, de ce que l’on sent, et de ce que l’on fait et j’ajouterais de ce que l’on finance en consommant. Car la beauté de ces 4 actions peuvent changer le monde, en tous cas le sien pour commencer.

On y met le temps et l’énergie que l’on a, le plaisir de créer est réel, l’envie d’apprendre à faire soi-même est tel, que l’on n’imagine pas revenir en arrière. Désormais, nous passons plus de temps à fabriquer ou à retravailler des ingrédients et des matières basiques et à les transformer à notre façon, pour la cuisine, nos vêtements ou nos objets du quotidien. Cela permet d’aller à l’essentiel et de concevoir sur-mesure, de savoir ce que l’on mange ou ce que l’on porte et avoir du plaisir à les utiliser.

UNE QUALITÉ DE VIE SUPÈRIEURE, EN AYANT MOINS ET EN CRÉANT PLUS QUI AMÈNE BEAUCOUP DE LIBERTÈ.

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SOURCES ET BIBLIOGRAPHIE

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