« ALORS QUE LES PROBLEMES DU MONDE DEVIENNENT DE PLUS EN PLUS COMPLEXES, LES SOLUTIONS DEMEURENT HONTEUSEMENT SIMPLES ».

Bill Mollison, biologiste Australien et père du concept de la Permaculture.

PAIRS renoue avec les matières et les gestes de tradition.
Cette rubrique plus personnelle parle de cette philosophie, mais cette fois, dans nos vies à la maison.

Une solution naturelle est toujours simple, mais ce qui est simple, ne nous est malheureusement plus naturel.

Prendre un peu de temps pour créer nos essentiels avec nos mains fait du bien et donne du sens à nos produits.
Je partage ici des recettes simples, ré-inventées ou empruntées à d’autres, testées depuis des années, qui nous émerveillent encore chaque jour.

CORPS

BAIN DE BOUCHE

BAUME À LÈVRES

CREME DE CORPS

DEODORANT

DENTIFRICE

MASQUE CAPILLAIRE

PAIN D’ARGILE

SHAMPOING LIQUIDE

SHAMPOING SOLIDE

FABRIQUER SON SAVON

FABRIQUER SON SAVON

 

MAISON

BAIN DE BOUCHE

BAUME À LÈVRES

CREME DE CORPS

DEODORANT

DENTIFRICE

MASQUE CAPILLAIRE

PAIN D’ARGILE

SHAMPOING LIQUIDE

SHAMPOING SOLIDE

FABRIQUER SON SAVON

FABRIQUER SON SAVON

 

MAISON

BAIN DE BOUCHE

BAUME À LÈVRES

CREME DE CORPS

DEODORANT

DENTIFRICE

MASQUE CAPILLAIRE

PAIN D’ARGILE

SHAMPOING LIQUIDE

SHAMPOING SOLIDE

FABRIQUER SON SAVON

FABRIQUER SON SAVON

 

I.  REVENIR AU NATUREL POUR ÊTRE PLUS VIVANT.

 

“The major problems in the world are the result of the difference between how nature works and the way people think.”
Gregory Bateson

 

S’éloigner des lois du vivant et de notre propre nature, c’est prendre le risque de précipiter un déséquilibre, physique, écologique ou émotionnel, pouvant aller jusqu’à perdre le sens de notre propre existence. Et à y regarder de plus près, beaucoup de mes habitudes quotidiennes surtout les plus « normales » s’éloign(ent)-aient de cette logique. Je suivais alors ce que je « devais » faire, pour ne pas perdre de temps, d’argent, ou même la face et parce que j’avais appris à aimer cette adrénaline, plutôt que d’écouter ce que mon corps ou la saison, m’invitaient à faire.

Je comprends maintenant que c’est ce qui a accéléré une série de maladies, et qui a aboutit au burn out qui m’a éloigné de ma marque pendant presque 3 ans, entre 2019 et 2021.

Longtemps j’ai pensé que la maladie frappait injustement et qu’elle était le problème à éradiquer. Mais j’ai compris qu’il était vain de passer mon temps à lui demander de se taire quand c’était la qualité de mon terrain qui l’entretenait. Je pensais bien faire, en suivant ce que l’on vend comme de la santé, cependant on ne peut résoudre un problème avec le même le mode de pensée qui l’a engendré.

AUJOURD’HUI IL M’APPARAIT CLAIREMENT QU’UN SYSTEME EST COMPLEXE ET DÉSÉQUILIBRÉ QUAND LA QUALITÉ DE LA VIE N’EST PAS LA PRIORITÉ, CAR CE QUI EST NATUREL EST SIMPLE, MAIS LA SIMPLICITÉ N’EST PAS (LE PLUS) RENTABLE.

Je peux dater exactement le jour de mon burn out, il a été soudain. Il y a un avant et un après. Pourtant je n’étais pas menacé, j’adorais mon équipe, j’adorais mon entreprise, mon produit, mes voyages, mais j’avais appris à m’accommoder avec ce qui manque de sens, et dans la mo-n-de cela ne manque pas.

L’outil accompagnait l’homme dans son effort, la technologie nous rend dépendant d’une rentabilité*(ilan evitch).   Nous avons perdu …% de la faune sauvage, car la biodiversité pèse moins dans le PIB qu’une nouvelle exploitation. les armes chimiques inurilisées de 1945 sont devenues des engrais alimentaires, Nous pouvons surconsommer, car des esclaves fabriquent nos produits à bas coûts, puis les récupèrent une fois usagés. 80% de notre société repose sur une ressource fossile finie et toxique. l’alimentation (abeille-viande-cultivateurs)  l’humanité mange l’équivalent de son poids en viande tous les …jours. Ceux qui cultivent notre nourriture vivent d’aides et non pas de leur activité, santé, on nous a convaincu que le bonheur interieur dépend des plaisirs exterieurs, que la liberté est lié au pouvoir d’achat.

Nous sommes l’humanité de cette réalité qualifiée de normale. 

Nous nous en accommodons car cela est invisible, mais nos corps eux, peuvent-ils le nier?

En abandonnant le superflu, je suis revenue à zéro, comme mes finances, mais j’avais du temps, une nouvelle richesse que je découvrais. Mes certitudes effondrées, j’avait un monde à construire, Je ne saurais dire si c’est mon envie d’autonomie qui m’a poussé à vouloir tout comprendre ou l’inverse, mais toutes ces circonstances ont accélérés mon goût pour aller à l’essentiel, le fabriquer, le réparer, l’échanger avant d’acheter.

À ce moment là, je suis partie apprendre pour la première fois les bases : la respiration, l’alimentation, comment la cultiver et la manger, construire des maisons en terre et paille pour le confort de se passer d’énergies inutiles, et construire des ruches pour qu’une fois au moins, avoir l’honneur d’être leur ouvrière.

En me tournant vers une alimentation « normale », rustique, non inflammatoire, j’ai éteint une maladie auto-immune qui me gâchait la vie, une spondilarthrite ankylosante et des problèmes respiratoires sévères avec lesquels je vivais depuis l’adolescence. Un changement de rythme et de lieu de vie, à également fait disparaitre mes crises d’épilepsie et de terribles hémicranies, qui me faisaient perdre connaissance.

 

 

 

 

 

on a le pouvoir de faire bouger les choses, aussi petites soient elles, car les plus belles solutions sont les plus simples et qu’elles ne nécessite pas de beaucoup d’argent.

le même plan de conscience : toujours le « je » d’abord, du profit d’abord, basé sur la peur, elle n’est pas basé sur la bienveillance. la seule solution n’est pas de changer la société mais de se changer soi-même entrer dans cet espace de bienveillance, et interagir avec l’autre et l’autre se sente invité. On aimerait que les lois changent pour que le monde se comporte bien, améliorer notre quotidien, mais les lois amenent de la resistance

II. COMPRENDRE CE QUI FAIT NOTRE BONHEUR.

 

« Parfois les gens travaillent plus qu’il ne faut pour obtenir ce qu’ils désirent, et parfois, ce qu’ils désirent, ils n’en ont pas besoin. »
Masanobu Fukuoka, Agriculteur sauvage, Génie du non-agir

 

Mais voilà, là était ma 2ème erreur de sapiens, celle de croire que le problème venait uniquement de l’extérieur, du système ou des autres.

Car je ne soupçonnais pas la force à l’intérieur de moi.
Comme je ne soupçonnais pas les croyances et les peurs qui me limitaient.

Dès l’enfance notre monde INTÉRIEUR et la grandeur de l’invisible se réduisent peu à peu pour assurer une place dans un monde où l’image de l’épanouissement doit être EXTÉRIEUR.

À l’âge adulte, on a laissé ce monde extérieur prendre toute la place.
Si bien que notre bonheur, notre confort, notre réussite, nos émotions ou nos journées semblent dépendre des circonstances extérieures.
Et on se rassure à remplir nos maisons, nos plannings et notre icloud.

Mais par définition cet extérieur tant valorisé est hors de notre contrôle, il est vain de vouloir le maîtriser, il est fou ou dommage de s’y soumettre. Tantôt si résistant à s’en fatiguer, tantôt si fragile à tout perdre en une journée.

Considérons-le alors comme neutre, et déplaçons alors notre regard sur ce dont nous avons la pleine souveraineté, ce qui se joue à l’intérieur de nous : nos pensées, immenses, puissantes.

ARRÊTER DE SE DISPERSER AVEC DES SYMBOLES, ET SE RECENTRER, SUR DES VALEURS.

 

Pour partager une solution simple, mais à laquelle je n’avais jamais pensé. Il est démontré que ce sont nos pensées qui impactent nos émotions, qui impactent à leur tour nos actions (et même nos cellules et notre santé). Cette théorie illustrée, entre autres, par Brook Castillo, est une pensée ancestrale que l’on retrouve indirectement dans des pratiques comme, la méditation, la pensée positive, la pleine présence, ou même le yoga kundalini, la cohérence cardiaque, (et même selon moi lorsque l’on cultive l’imaginaire, notre créativité ) qui ont changé ma vie.

Ces pratiques aux noms complexes certes, sont ultra simples et peu coûteuses, paradoxalement appelées «alternatives » , elles sont déjà en nous et se sont avérées bien plus efficaces que les traitements lourds que j’accumulais au rythme des maladies.

Nous ne pouvons pas toujours satisfaire ou être satisfait de ce qui se joue à l’extérieur, mais nous pouvons satisfaire ou être satisfait de ce qui se joue à l’intérieur et choisir ensuite, de ré-enchanter notre extérieur.

Alors que l’on peut, ceratines fois, se sentir heureux quand tout brûle à l’exterieur, on peut également se sentir dévaster alors que tout semble parfait à l’exterieur.

Nous sommes alors directement à l’écoute de ce qui ce passe à l’intérieur, attentif autant aux émotions dérangeantes que bienfaisantes qui nous traversent.

Avec un peu de temps, on peut se laisser traverser, et comprendre que toutes les émotions nous apprennent sur nous, et permettent de tendre vers ce qui est « bon » POUR SOI, ou tout simplement vers soi, et non plus vers ce que l’on nous propose comme le meilleur, le normal ou le pratique. 

NOTRE BIEN-ÊTRE A BESOIN DE CHOSES SIMPLES.

On peut s’arranger à voir l’individu comme innocent et le système comme coupable, cette vision confortable nous ôte en réalité notre souveraineté. La solution n’est pas de changer la société mais bien de se changer soi-même.  

Je comprends maintenant que le changement ne peut venir que de l’individu seul, car bien plus libre que n’importe quelles institutions.

(Bateson appelle cela la causalité circulaire , dans une approche analytique classique, scientifique, il y a un element qui est la cause d’un autre et etc..quand on parle d’anthropologie (groupe humain) il n’y a pas de causalité aussi simple, on ne peut comprendre le sens d’un comportement anthropologique, que en le replaçant dans le contexte, dont il est à la fois, une partie et la conséquence et donc un élément peut etre la cause de lui-même, en ne pouvant dire ce qui est l’origine. Des fois en cherchant la cause d’un dysfonctionnement d’un système social  vient d’un ensemble de choses qui sont à la fois les causes et les conséquences ce qu’il appellera la causalité circulaire

III. ACCEPTER NOTRE FRAGILITÉ EST SÛREMENT L’ÉQUILIBRE LE MOINS PIRE.

PRENDRE CONSCIENCE DE NOS FRAGILITÉ, CONTRADICTIONS EST SÛREMENT L’ÉQUILIBRE LE MOINS PIRE.

Notre experience sur terre est d’être fragile.

faire un parrallèle avec l’artisanat et l’industrialisation : https://www.youtube.com/watch?v=ZKfSC7tUh8A

Trouver mon équilibre ne signifiait plus devoir tout contrôler, ou ne jamais être malade, ou en colère mais plutôt être attentive à tout ce que je pouvais faire, pour vivre mieux. Avant je me sentais victime de la maladie et des mauvais jours, aujourd’hui responsable autant que possible de ma santé et de mes humeurs.

Tout cela ne sont que des mots, la réalité est que je suis humaine, en quête d’un équilibre impossible à maintenir, et surement d’un but vain.

PEU IMPORTE, IL FAUT ACCEPTER QU’IL N’Y A RIEN À ATTEINDRE, RIEN À GAGNER, ACCEPTER D’ÊTRE EST DÉJÀ UNE SACRÉE VICTOIRE, NON?

À l’image de notre homéostasie : (maintient des composantes vitales de l’organisme, T°, pression arterielle, valeurs de fonctionnement constant) ce phénomène qui régule notre corps chaque seconde, pour compenser les déséquilibres extérieurs, émotionnels, ou physiologiques, en eau, en sel…. Sans pour autant pouvoir maintenir de point d’équilibre, nous sommes dans un déséquilibre contrôlé qui nous maintient en vie. Une resilience dont notre raison devrait s’inspirer.

Aujourd’hui il me semble que je suis simultanément plus fragile et plus forte. On oppose le bien au mal, en realité ces deux polarités, negative et positive doivent co-exister comme nos polarités féminines et masculine, peut importe notre sexe. Notre vie n’a plus le temps de comprendre le gris, donc nous passons 

Toutes ces réflexions sont inspirantes sur le moment mais comment les mettre en pratique,  voilà ce qu’il me vient immédiatement à l’esprit lorsque je sors de débats sur l’écologie, sur le developpement personnel ou sur les droits sociaux

Pour ma part, comme que je l’ai partagé, faire converger ma vie, vers des actions plus naturelles, simples et faites avec le coeur ont radicalement changé ma vie, c’est ce que j’échange de façon très pratique ici.

Cela commence tout petit, dans notre vie personnelle à la maison. Simple en technique, trèèèès lente dans la pratique, car il s’agit de déraciner des automatismes là depuis l’enfance. Apprendre à désapprendre demande du temps, de l’indulgence et de l’honnêteté, les ingrédients majeurs du BEAU, que j’avais trop longtemps oublié.

Le plus long est de trouver ces propres solutions, car nous sommes, chacun de nous, un être original. 

Et puis un pas à la fois, prendre soin, autant que possible, de ce que l’on pense, de ce que l’on sent, et de ce que l’on fait et j’ajouterais de ce que l’on finance en consommant. Car la beauté de ces 4 actions peuvent changer le monde, en tous cas le sien pour commencer.

On y met le temps et l’énergie que l’on a, le plaisir de créer est réel, l’envie d’apprendre à faire soi-même est tel, que l’on n’imagine pas revenir en arrière. Désormais, nous passons plus de temps à fabriquer ou à retravailler des ingrédients et des matières basiques et à les transformer à notre façon, pour la cuisine, nos vêtements ou nos objets du quotidien. Cela permet d’aller à l’essentiel et de concevoir sur-mesure, de savoir ce que l’on mange ou ce que l’on porte et avoir du plaisir à les utiliser.

UNE QUALITÉ DE VIE SUPÈRIEURE, EN AYANT MOINS ET EN CRÉANT PLUS QUI AMÈNE BEAUCOUP DE LIBERTÈ.